Cher Petrus,
Je trouve que vous forcez le trait sur Dignitatis Humanae. Le pape Paul VI soi-même a déclaré que le concile Vatican II n'avait pas voulu engager son infaillibilité. Vous affirmez le contraire et prenez celà pour base de votre démonstration...
Ce que le pape n'a pas voulu faire, vous prétendez qu'il l'a fait malgré tout.
Paul VI et le futur Benoit XVI ont affirmé que ce concile n'est pas doctrinal mais pastoral. Vous affirmez le contraire sous prétexte qu'il est oecuménique. Je comprends la difficulté d'un concile "pastoral", mais ce n'est pas parce qu'il n'y a jamais eu de concile "pastoral" avant que celui-ci est forcément comme les autres conciles...au contraire !
Qui peut dire ici la valeur d'un concile "pastoral" ? Personne. C'est inédit. La seule personne à pouvoir le faire est le pape et il a bien dit que ce concile n'avait pas voulu engager son infaillibilité...
Comment enfin pouvez-vous prétendre qu'une constitution dogmatique est infaillible ? Une constitution dogmatique est en rapport avec le dogme. Point.
Et de plus, je vous rappelle que Dignitatis Humanae n'est ni une constitution, ni un décret, mais une simple déclaration. Solennelle, peut-être mais déclaration quand même. Pour arrivez à la conclusion que vous vous êtes fixé, vous êtes donc obligé de prétendre qu'une déclaration d'un concile qui ne s'est pas voulu doctrinal est infaillible.
Qui peut dire ici la portée d'une "déclaration" d'un "concile pastoral" ? Surtout quand elle a contre elle l'enseignement bien infaillible, cette fois, de plusieurs papes.
Cette portée est nulle.
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