le concile Vatican II est bien, par nature, infaillible ; au moins quand il réfère explicitement son enseignement à la révélation divine, ou quand il traite de matières déjà infailliblement enseignées par l'Église.
L'infaillibilité n'est pas une sorte de revolver qu'on dégaine ou qu'on ne dégaine pas à volonté : elle tient à la nature des choses.
Simple hypothèse pour illustrer : il est impossible que le Pape, ou le Pape et l'ensemble des évêques, puisse dire « cette affirmation est révélée par Dieu, mais il n'est pas nécessaire que vous la croyez ! »
Maintenant, il reste à prendre en compte que l'acte de foi nécessaire sur les enseignements majeurs de Vatican II est par ailleurs impossible, puisque le fidèle croit auparavant une vérité incompatible voire contradictoire.
Abbé Hervé Belmont |